À quoi bon viser la perfection lorsque on peut avoir tellement mieux?

Publié: 6 août 2013 dans Pedro Blogotron

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Imaginez un instant un monde peuplé de Barbie et de Ken. Premièrement, ça sentirait le plastique à plein nez et deuxièmement, ça sonnerait déjà le glas pour l’espèce humaine. Car on a tous regardé ce qu’ils ont sous le pantalon et la jupe, et ça ne ferait certainement pas des enfants forts!

La perfection existe donc t-elle? Et si oui, est-elle aussi désirable qu’un paquet de bulles d’air qui attend d’être éclaté?

Tous dépend alors de quel genre de perfection on parle.

Parle-t-on des seins refaits et mutilés, et autres multiples injections de fluide dans des pauvres corps qui ne demandaient pourtant qu’à être aimés pour ce qu’ils sont?

De la performance parfaite d’un sportif qui n’a commis aucune erreur? (avec l’aide de stéroides)

Des logiciels qui corrigent les fluctuations et inflexions d’une voix qui n’aurait jamais dû chanter en premier lieu?

La liste pourrait être interminable car nous vivons présentement à une époque où tous et chacun sont à la recherche de l’intangible perfection. Car, disons les choses comme elle sont, c’est une licorne que personne ne pourrait un jour chevaucher (plutôt licorner? En tous cas…).

On ne peut la créer qu’en laboratoire et de façon virtuelle. Il est désormais possible de Frankensteiniser une performance musicale et alambiquer toute l’humanité d’une performance. (C’est beau la technologie!)

Le batteur qui se bat avec le temps? Pas de problème, il sera désormais à l’heure!

Le chanteur qui ne sait que chanter la poire? Il saura désormais ce qu’est une pomme (mais il y aura tout de même un vers dedans)

La femme qui désire s’embellir et contrer les canyons qui se sont formés sur son visage démontrant son vécu?  Pas de problème, elle sera transformée en fantastique phénomène de foire!

Donc, tu nous dis qu’on peut recréer la perfection? Mais c’est fantastique! (et tu es con!)

Si je vous disais que la vrai perfection a toujours existé? Pas celle des moules en silicone et voix de robot qui pullulent désormais la radio. Non, la vraie perfection, celle qui n’est pas infaillible. Celle qui nous touche avec ses impuretés et qui donne du cachet et du caractère aux choses ou à quelqu’un. Si on retire chirurgicalement tous ces traits et jets d’artistes qu’est la vie, que nous restera-t-il? La statue de David? La Joconde, mon entrejambe? J’ai des petites nouvelles pour vous: eux aussi sont « imparfaits ».

Maintenant, sortons tous notre Besherelle et étudions l’imparfait du subjonctif!

Plus J’écris, moins je ris

commentaires
  1. Encore un très beau texte qui nous en met plein la gueule !

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