Parfois ils nous arrive de nous emmerder profondément, et je ne parle pas de sodomie. Je veux parler du sentiment de savoir qu’on devrait être en train de faire quelque chose, mais notre esprit joue  cache-cache à mi-chemin entre le néant et l’incertitude. Le seul remède contre cette rigidité de l’inactivité consiste à se secouer, comme une truite dans une chaloupe, et sortir de cette torpeur qui, sinon, risque de nous mener à une très excitante sieste.

Dans ce cas précis, j’ai décidé de sortir une vieille session musicale du grenier. L’enregistrement laissait à désirer, mais je me suis dit que, si Sylvain Cossette pouvait baser sa carrière sur des reprises, je le pouvais bien aussi! Dans le fond, non… Puisque c’est pas moi qui chante sur cette version de Enjoy The Silence de Depeche Mode… Merde! Suis-je si poche que ça? :(

Un gros merci à mes cousins James Boudreau et Luc Lévesque qui ont su puiser en eux une grosse truite. (je sais ça a aucun rapport, mais je voulais faire un rappel…)

 

Princeste

Publié: 9 septembre 2013 dans Pedro Blogotron, Uncategorized

Unknown

Tu dors à poings fermés

Et m’esquisse un sourire

Tes cheveux étalés sur ton oreiller

Donnent envie de te cajoler

Tu es belle à en mourir

Toute cette beauté est à moi

C’est moi qui l’ai créée

Je monte vers ton enfer et j’ouvre la porte de ton cauchemar

Oh comme je t’aime, ma petite princesse

Sois forte encore ma petite fée, car

Ta veilleuse s’est éteinte d’elle même

Tes poupées te font une étreinte…

 

Le silence est si bruyant que personne ne veut l’entendre…

Sois sage, il te reste encore plusieurs pages

 

Je te regarde fleurir, je ne peux te quitter des yeux

Mon petit rayon de soleil, l’éclipse t’appelle

Oui, maman se fermera les yeux

Tu sais bien comme elle est fatiguée

Elle le sait bien et ne fait rien

Celle qui t’a donné son sein

Désormais pleure ses larmes à ta santé

Cours vite te coucher et tu oublieras d’exister

Car bientôt viendra le temps de te border…

 

La cécité spontanée est le baume des insensés

Mais la honte, elle, est une bête qui ronge..

 

Les anges tournent autour de toi et me regardent avec effroi

Rien ni personne ne pourra arrêter ce mal qu’on m’a légué

Je t’ai donné la vie, mais maintenant, comment stopper cette envie

Chut! Ne pleure pas! La fille à son papa est entre ses bras

Elle ne s’échappera pas!

Je te caresse et je nourris ta détresse

J’expulserai l’âme de ton corps et sans aucun remord

 

Je sors de moi

Papa n’est plus là

J’m’agrippe aux étoiles

Mon âme et sa voile

Regardez comme j’me suis bien cachée

Ici personne ne pourra me trouver

Mais tu sais bientôt

Tu vas retomber

Le souffle coupé

Tes ailes ensanglantées

Je serai là toujours avec toi

Ensemble on fuira

Non, persone ne saura (là)

 

Contempler la chute de l’ange est si brutal

Mais il se relèvera

Encore une fois il resplendira

Ouvrez les yeux, nous sommes là

Vous qui êtes notre reine

Voici la forteresse

Nous serons désormais aux aguets

On doit donner à César ce qui appartient à Cléopatre : les gars de Country sont pour la plupart de très bons musiciens.

Maintenant, je me dois de faire une descente de lait envers Soundcloud… Incroyable comment leur convertion de fichier est mauvaise. La qualité de l’audio est vraiment exécrable. Mais que voulez vous ? Comme le disait Jean Chrétien avec sa voix suave de tordeur de cou "On fait avec ce qu’on a".

La chanson est du groupe (chanteur?) Uncle Dad

Maintenant, tous en coeur, hiiiiiiiiiiiiiiiiiiii haaaaaaaaaa!

Il y a toujours une première fois, et l’inconnu peut souvent être intimidant et terrifiant, ou inspirant et vivifiant, comme le savon Zest!

Je ne connais pas beaucoup de personnes qui ont joué, enregistré ou mixé quelqu’un ayant comme instrument des verres d’eau. Je me demande si de la bière aurait changé le timbre des sons…

Bref, pas vraiment évident, car le son des verres frottés avec les doigts peut devenir assez vite irritant pour les tympans.

L’artiste avec un grand A est Jonny Rodgers et j’aimerai bien qu’il tente un jour l’expérience avec du vin ou de la bière!

Dans la hiérarchie des fleurs, la rose est reine, et comme toute reine qui se respecte, elle peut faire saigner les innocents.

Voici un autre mix qui met en vedette les micros Telefunken, Das micros!

L’artiste s’appelle Andrew Cole , et la chanson s’intitule Dead Roses.

 

 

Ah les concours! À quoi servent-ils? Gonfler notre estime temporairement jusqu’à ce que notre ballon éclate suite à une inéluctable défaite?

Tous dépend selon moi du pourquoi l’on y prend part. Plusieurs n’y voient que la possibilité d’une gloire confidentielle ou la terrifiante et cruelle défaite et humiliation publique.

Mais les sages vous diront plutôt que le simple fait de participer est déjà une victoire en soi. On ne devient pas un titan sans avoir accumuler des centaines de défaites. Chaque balafre est une leçon, et comme  je crains l’homme aux multiples cicatrices!

Pour les intéressés, vous pouvez participer à mixnotes, un site sympathique et très instructif avec, à la barre, un autre capitaine crochet de l’audio.

Publié: 20 août 2013 dans Le Platon des pauvres, Pedro Blogotron

Unknown

Heureux est le solitaire lorsque qu’il trouve une âme solidaire

Ah les micros Telefunken… Comme ils sont beaux, comme ils sonnent bien et surtout, comme ils sont inabordables!

Cette chanson a été enregistrée uniquement avec des p’tits joujoux Telefunken passant par un préamplis Neve 1073… Ce fut un bel exemple de "ce n’est pas parce que t’enregistres dans une chaine audio valant 15 000 $ que le son sortant de cette chaine vaut vraiment 15 000 $" :)
Trop souvent, un micro à 100 $ et une petite dose d’EQ vous amèneront à la même destination. Ou peut-être même à une destination soleil où les filles sont en bikini!

Pour ceux qui ont aimé cette chanson, voici le site du sensuel Jackies Greene

Auf wiedersehen!

Unknown

Tout passionné ou collectionneur de chandelles s’est un jour posé cette question.

Quand nous sommes rongés par une passion qui dévore temps et argent, les plus allumés d’entre nous (ou moins courageux ?) se demandent un jour s’ils ont fait le bon choix en écoutant leur coeur qui pointait dans une direction qui avait toutes les apparences d’un cul de sac.

Qui a laissé entrer le doute? On l’entendait très bien, et depuis très longtemps, au loin dans le bois, qui hurlait notre inconscience. Nous  avions pourtant barré toute les portes, vérifié tous les issues, bouché nos oreilles, tenté de crier plus fort à s’en arracher la gorge. Mais maintenant il est pourtant là, assis près du foyer, et il nous regarde presque avec tendresse.

"Pourquoi ne m’as-tu pas écouté? Je ne voulais que ton bien. Regarde-toi maintenant, comme tu es las et amorphe. Le feu qui brulait en toi t’a consommé. Maintenant, je suis là pour t’avertir que, si tu ne m’écoutes pas, quelqu’un d’autre viendra cogner à ta porte. Cette personne ne sera pas aussi gentille que moi. C’est Monsieur Désespoir, et lorsqu’il t’enlacera, tu n’auras peut-être pas la force de repousser son étreinte, et il risque alors de t’emporter dans sa sombre caverne pour te dévorer."

Comment nous sommes-nous retrouvés dans ce conte de mauvais goût?
Aucune idée, mais je crois savoir comment en sortir!

Il n’y a que deux option pour s’en extirper : écouter le doute et rendre les armes, ou oser démasquer ce faux ami et le renvoyer d’où il vient à grand coups de pied au derrière.

Rares sont ceux qui auront cette force, mais ceux qui réussiront réaliseront que le feu qui brulait en eux n’avait besoin que d’une petite brise pour illuminer le plus sombre recoin. Y compris la ténébreuse grotte de Monsieur Désespoir.

Mais prenez garde chers enfants, car le doute sera toujours sous votre lit et vous chuchotera à l’oreille toutes les nuits lorsque vous dormirez. Alors ne soufflez jamais la chandelle…

Plus j’écris moins je ris

 

J’ai toujours eu un immense respect pour ce grand musicien compositeur et interprète. C’est pour cela que je lui rend un petit hommage en détruisant un de ses classiques, Un trou dans les nuage

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai toujours trouvé cette chanson un tantinet lugubre et mélancolique. Bref, j’ai toujours adoré!

Je me suis amusé aussi en changeant les paroles pour exprimer le point de vue des extra-terrestres qui ne sont pas très gentils :

Nous sommes passés par un trou dans les nuages
Nous nous somme posés à quelques pas de lui
Lui qui n’est que l’idiot du village
Il est venu nous voir, il a confiance en nous

On lui a donné une pierre imaginaire
Presque un cristal qui nourrit  le désespoir
Il l’a caché dans le bois sous les fougères
Il l’aura dans ses mains comme à tous les matins

Au village, ils ont ri
Ils se sont moqués de lui
Ils ont pointé le ciel en riant au éclat
Mais ils ne riront pas
Quand leur tour viendra…

Sa seule amie qu’il appelle la sorcière
Nous l’a remis en échange de sa vie
Et lorsqu’elle arpente les rues du village
Du bout du doigt,  elle désigne des proies

Le soir elle compte ses larmes sur l’oreiller
En souriant au gré du flot de son sang
De la fenêtre, nous la regarderons
Encore une autre fois, on effacera son choix

Au village, ils ont ri
Ils se sont moqués de lui
Ils ont pointé le ciel en riant au éclat
Mais ils ne riront pas
Quand leur tour arrivera…

C’est pour demain, il l’a su dans les nuages
Dans la clairière, on reviendra se poser
Et la lumière remplira son visage
Il sera sans témoins comme on l’a demandé

Il nous dira qu’il a tout abandonné
Mais sa souffrance, il devra la retenir
Car quand il verra s’éloigner la terre
Il n’aura qu’une envie, pouvoir un jour revenir

Au village, ils ont ri
Ils se sont moqué de lui
Ils ont pointé le ciel en riant aux éclats
Mais ils ne riront pas
Quand ils s’envoleront…